Boris Johnson veut un accord de libre échange ou Brexit sans accord !

Boris Johnson veut un accord libre échange ou Brexit sans accord !

Premier Ministre ?

Boris Johnson veut un accord libre échange

ou Brexit sans accord !

Alors que la campagne pour le prochain Premier Ministre est en cours, Boris Johnson veut un accord libre échange ou un Brexit sans accord. En fait, Boris l’eurosceptique reste le PM le plus probable à l’inverse de Jeremy Hunt. À quoi s’attendre avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ?

Quels deals pour le Brexit:  marché unique, union douanière, accord de libre-échange , Brexit sans accord entre le Royaume-Uni et l’Union ?

Alors que les négociations du Brexit s’avèrent en plein chantier, les questions restent en suspens. De plus, l’incertitude pour les entreprises commencent à peser dans l’UE.

En réalité, le deal conclu avec Theresa May consiste à annexer le Royaume-Uni à l’Union européenne. C’est pour cela que le Parlement de Westminster le rejette.

Quelles sont les options, dont disposent les Britanniques et les membres de l’UE pour le futur de leurs relations commerciales et diplomatiques ?

Doit-on unir la douane ? Accepter la grande Bretagne dans le marché européen ? Ou alors, maintenir un marché unique ?

Que signifierait chacune de ces alternatives ? Les Britanniques négocient et l’issue est attendue avec foi.

Mais, que signifie au juste chacune de ces solutions, alors que le parti travailliste britannique prend position pour un second référendum  ?

 

 

Des négociations mouvementées entre UE et Royaume-Uni

Après 3 ans de négociations, les rumeurs vont bon train entre les Britanniques et l’UE avec l’élection du futur Premier Ministre.

Or, les Britanniques cherchent des solutions et un accord avec l’UE – y compris avec le prochain Premier Ministre. Sortir de l’UE de façon ordonnée ou un Brexit sans accord ?

Boris Johnson veut un accord libre échange

En effet, les deux candidats au 10 Downing Street veulent un accord de libre-échange, et essayer d’éviter le rétablissement des frontières.

En novembre 2018, Theresa May présentait au Parlement son plan de mise en place d’un territoire douanier unique provisoire, le temps de conclure de nouveaux accords commerciaux.

Il s’agit des fameux échanges fluides entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

Un accord avec l’Union européenne rejeté à 3 reprises

Donc, les députés britanniques ont rejeté par trois fois cette proposition, mais d’autres sont sur la table en ce moment.

Même si elles n’ont pas fait l’unanimité, il n’en demeure pas moins qu’en attendant le 31 octobre, elles peuvent être validées.

Faisons un bref tour de ces différentes solutions et propositions pour savoir de quoi il s’agit en réalité.

Boris Johnson veut un accord libre échange

Boris Johnson veut un accord libre échange avec l’UE

Au lendemain des élections européennes 2019, le Brexit Party remporte haut la main avec 32% des suffrages exprimés et 29 députés européens.

Ancré à droite et eurosceptique, Nigel Farage est un admirateur de Margaret Thatcher, comme Boris Johson avec Winston Churchill.

Le backstop

En réalité, il s’agit d’une sorte d’union douanière provisoire, dont la durée n’est pas déterminée. De fait, seule l’Union européenne peut valider la sortie du UK de l’UE selon l’accord.

Cependant le problème, c’est celui de la libre circulation des personnes et des biens de la république d’Irlande (membre de l’UE), et de l’Irlande du Nord (province britannique).

De fait, après le Brexit, il devrait avoir une frontière entre les deux pays, or les exportations nord-irlandaises sont tournées vers l’UE.

Or, Il s’agit de permettre aux deux Irlandes de continuer leurs échanges commerciaux. Pour information, la libre de circulation des personnes en Irlande date de 1924 et 1925.

Donc, il s’agit strictement d’une affaire britannique.

Un accord libre échange, sinon… Brexit dur !

Conclure un accord de libre-échange reste la solution proposée depuis le début par l’Union européenne. Or, le deal sur la table ne fait qu’annexer le UK.

Malgré tout, c’est l’option de base qui unit l’Union européenne et les autres pays non-membres. Mais, le Royaume-Uni hors de l’UE s’avère un danger pour Bruxelles.

Par conséquent, un accord de libre échange permet de faciliter, d’éliminer des droits de douane sur les biens (made in UK par exemple et non made in USA ou un autre pays).

C’est ce type d’accord qui unit par exemple l’UE au Canada et au Japon.

Adhérer à l’espace économique européen

Concrètement, le Royaume-Uni devra appliquer les règles européennes afin d’éviter des contrôles règlementaires lors des opérations d’import-export.

C’est le cas entre l’UE et la Norvège. De fait, c’est une solution inimaginable pour les eurosceptiques majoritaires en Grande Bretagne.

La création d’une union douanière

Par définition, il s’agit de la suppression des droits de douane aux frontières intérieures de cette union.

Cela signifie aussi fixer des tarifs douaniers communs vis-à-vis des pays tiers. Pour le moment, ce type d’union n’a été créé qu’avec la Turquie.

Donc, cela empêche le Royaume-Uni de signer un accord de libre échange avec d’autres pays comme les USA ou les 54 nations du Commonwealth.

Rester dans le marché unique européen

En échange de contribuer au budget de Bruxelles, c’est le privilège accordé à tous les membres de l’Union européenne.

Donc, pour que la grande Bretagne en profite, il faudra tout simplement annuler le Brexit. Pensez donc, que cette option est totalement impossible au Royaume-Uni.

En plus de ces alternatives, les Britanniques peuvent encore faire recours à une combinaison de plusieurs options :

  • Accord de libre-échange + EEE,
  • Union douanière + alignement sur le droit européen,
  • EEE + union douanière provisoire.

À ce jour, aucune de ces options n’a la faveur des députés. Impossible pour la cinquième économie mondiale !

Boris Johnson veut un accord libre échange ou Brexit sans accord !

Le no deal ou Brexit sans accord

À ce jour, les chances d’un No Deal Brexit sont au plus haut depuis le début du Brexit.

À dire vrai, un reportage de 6 heures sur la BBC a mis en évidence que les propos des leaders de l’Union qui « veulent faire du Royaume-Uni une colonie de l’UE ».

Imaginez les réactions au pays de la libre entreprise et de la liberté individuelle !

Boris Johnson veut un accord libre échange ou un Brexit dur

Sans signe de nouvel accord de la part de Bruxelles, on s’oriente tout droit vers le Hard Brexit. De fait, cela fera, de Londres, le Singapour sur la Tamise à 25 m. de Calais.

En effet, c’est ce qui attend l’Union européenne en cas d’absence d’accord. On en vient à un tel point, que 47% des britanniques veulent un No Deal.

Dans le même sondage, 42% des personnes interrogées désirent rester au sein de l’Union européenne.

Les conséquences pour les entreprises

Ce sera le rétablissement des frontières européennes, aussi bien pour les personnes que pour les marchandises. C’est cela la sortie sans accord.

Or, la grande Bretagne ressemblera à un pays tiers aux yeux de l’Europe et deviendra un paradis fiscal aux portes de l’Union européenne.

De fait, la Grande Bretagne reste le plus gros marché pour l’Union et peut décider de s’approvisionner depuis d’autres pays: USA, Canada, Inde, Australie, Nouvelle-Zélande ou même Japon.

Voici le poids des partenaires privilégiés de la Grande Bretagne :

  • Les USA avec $ 19.377 milliards
  • Inde avec $ 2,970 milliards
  • Canada avec $ 1,740 milliards
  • Australie avec $ 1,420 milliards
  • Nigeria avec $ 445 milliards
  • Malaisie avec $ 373bn milliards
  • Singapour avec $ 373 milliards
  • Afrique du Sud avec $ 371milliards
  • Bangladesh avec $ 315 milliards
  • Pakistan avec $ 278 milliards
  • Nouvelle Zélande et ses $ 210 milliards

Pour référence, le poids de l’économie française est de $ 2.925 milliards.

Attention au Brexit sans accord !

Donc, cette décision du No Deal serait la pire des situations pour la République d’Irlande et pour les emplois sur  le continent.

Pour information, les achats de voitures allemandes en Grande Bretagne nourrissent 700.000 emplois en Allemagne.

Par ailleurs, le Royaume-Uni est le premier marché mondial pour le champagne. Rien que cela !

Certes, le Brexit sans accord aura aussi des conséquences pour le Royaume-Uni. Malgré tout, la Perfide Albion saura s’adapter à toute nouvelle situation.

Sans conteste, Londres a les ressources financières et la matière pour rebondir avec la baisse de l’impôt société à 12%, la chute de la TVA à 8%, la fiscalité des dividendes et la dérégulation.

Londres reste la capitale des capitales européennes. En 2019, Paris n’est que la banlieue de la City de Londres et de Berlin.

Le poids du Commonwealth (hors USA)

Par ailleurs, les 54 nations du Commonwealth comptent pour 24% de la population mondiale.

De plus, le poids du Commonwealth (hors Royaume-Uni et hors USA) est le même que celui de l’UE (hors Royaume-Uni).

Donc, il est clair que le seul Commonwealth et les USA restent des partenaires privilégiés et de premier ordre pour le Royaume-Uni.

En outre, le Commonwealth et les USA parlent la même langue et appliquent les lois calquées sur les principes constitutionnels de la Grande Bretagne.

La croissance du Commonwealth (hors Royaume-Uni) est forte : 5% par an.

Le poids de l’Union européenne

En 2017, l’Union avec la Grande Bretagne cumulait un PIB de 15.330 milliards d’euros, soit environ 22% du PIB mondial.

Donc, le poids économique cumulé du Commonwealth et des USA dépasse largement celui de l’UE sans la Grande Bretagne.

Avez-vous suivi ? Rendez-vous le 31 octobre pour la fin de la série Brexit  !

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